COACHING

Kevin, 30 ans

Préparer un concours administratif 

Il a été un enfant intellectuellement précoce, curieux de tout et autodidacte, sans avoir vraiment aimé l’école ou les études. Il s’essayera à diverses voies universitaires, interrompues pour passer un CAP en alternance, avant d’obtenir un Master universitaire. Il a besoin d’être dans l’action : chaque fois qu’il effectue un stage en entreprise, il y est très heureux et très apprécié. 

Il vient d’être admissible à un concours administratif d’Etat. Il est temps d’avoir un emploi, et le service public l’attire beaucoup. Reste à réussir l’oral. Le délai est court, on ne dispose que de 3 séances. Une simulation montre qu’il n’a pas de méthode et qu’il n’a pas pleinement mesuré les enjeux du concours. Une analyse de ces enjeux et de ses motivations, des entraînements et des conseils pratiques, et le voici reçu en haut du classement. 

Serge, 50 ans

 Passer du statut d’adjoint à celui de chef 

Il est chef d’établissement adjoint depuis dix ans. Ecoutons-le à la première séance de coaching : 

« Etais-je légitime dans un poste de direction ? … Je suis adjoint, mais suis-je capable d’être chef ? … C’est pourtant ce que je voulais faire. … Je ne suis pas assez sûr de moi. … Comment se positionner quand on est chef ?  … Le chef, il décide vite. » 

8 séances l’amèneront d’abord à commencer à désidéaliser la figure du chef, pour ensuite exprimer une envie d’être pleinement « aux commandes ». Il a aussi déposé sa demande de mutation pour un poste de chef, non sans hésitations de sa part. Pas de nouvelles depuis. S’il l’a eu, il faut s’en réjouir pour lui. A moins qu’il ne se soit débarrassé de ses doutes et assume sans regrets sa fonction d’adjoint, ce qui est aussi bien. 

Gaëlle, 

Se présenter devant un jury 

Après sa réussite à un concours de l’enseignement, elle doit faire une année de stage probatoire à sa titularisation. Ça ne se « passe pas très bien », dit-elle. Elle a l’impression que le proviseur du lycée ne lui fait pas confiance. Le tuteur qui la suit ne semble pas très optimiste. Le proviseur la convoque et lui annonce sans ménagement qu’il émet un avis défavorable. Dans ce contexte, elle devra se présenter devant le jury pour s’expliquer, c’est la règle. Elle appréhende beaucoup ce moment : « J’ai peur de mes réactions, dit-elle, car je sais que je peux m’énerver, ne pas maîtriser mes paroles. » 

4 séances avant l’échéance, c’est à peine ce qu’il faut pour analyser la situation et pratiquer quelques exercices de communication, avec notamment des jeux de rôle, pour qu’elle reprenne confiance. Ouf, ça ne s’est pas trop mal passé. 

Armand, 38 ans

Au bord du burn-out : résister aux pressions de toutes parts 

Ingénieur de recherche dans un grand groupe industriel, Armand adore son travail et ne compte pas son temps : arrivé le premier il repart souvent tard le soir. Ce qui le stimule, c’est lorsque l’employeur lui confie la direction d’un nouveau projet : il faut alors réfléchir, se documenter, imaginer des options, et surtout recruter au sein de l’entreprise les personnes ressources les mieux à même de faire aboutir le projet. Ecoutons-le : « En réunion, je me fais souvent allumer ; je suis mis en cause devant tout le monde, et je dois alors reprendre tous mes rapports pour vérifier à nouveau chaque détail ; et pourtant 99 fois sur cent, je ne m’étais pas trompé ! ». Lorsqu’il demande de l’aide à sa hiérarchie, celle-ci lui répond invariablement : « Cher Armand, nous savons que vous pouvez y arriver, vous êtes brillant, continuez comme cela ». Ce témoignage de confiance le touche, mais comme il le dit : « Cela ne m’aide guère. J’ai l’impression qu’on me dit ‘’débrouillez-vous !’’ » Le travail de coaching vient de commencer et l’analyse des relations au travail fait ressortir la difficulté des rapports avec ses collègues ingénieurs…

Valentin, 24 ans 

Préparer les oraux du CAPES, puis l’Agrégation 

Un parcours scolaire qu’il qualifie lui-même « en zig-zag » et pourtant il prépare maintenant le CAPES. Il vient d’être admissible. Mais l’oral lui fait peur. En tout juste 2 séances, car le délai est très court, il faut commencer à analyser la situation et la dédramatiser. Quelques exercices vont le préparer à adopter l’attitude et la posture appropriées aux attentes du jury. Valentin a mieux compris ce qui est attendu de lui lors de ces épreuves. Il a été reçu brillamment et demande à présent un accompagnement – en cours – pour présenter l’agrégation. Ce travail est de plus longue haleine, pour analyser et améliorer ses méthodes de travail, pour débriefer les épreuves blanches passées à la préparation universitaire et prendre la hauteur suffisante. Il vient d’être déclaré admissible. Il faut alors mettre les bouchées doubles pour les épreuves orales…

Emilie, 40 ans            

Rétablir le dialogue avec un enseignant 

Maman d’un petit garçon qui vient d’entrer au CP, elle rencontre la maîtresse pour lui exposer les difficultés de son fils et lui fournir des outils que lui a conseillé l’orthophoniste qui suit par ailleurs le garçon. L’enseignante ne semble pas favorable aux méthodes proposées – à la limite exigées par la mère. Les relations se détériorent assez vite, les échanges de mots sur le carnet de correspondance s’enveniment, et le garçon ne se sent pas bien. Les échanges du coach avec Emilie se font par téléphone . Grâce à l’analyse de la situation, elle commencera à admettre que son fils se trouve placé dans un conflit de loyauté. On ébauchera ensemble quelques solutions pour faire baisser la tension. 

Delphine, 45 ans         

Vers un nouveau départ ?  

Proviseure d’un lycée de banlieue depuis trois ans, installée dans des fonctions de direction d’établissement depuis douze ans, Delphine exprime son aspiration au changement. Pourtant, elle exclut d’emblée – il faudra sans doute y revenir – d’aller vers l’inspection, débouché classique. Une mutation en province ? Ou l’obtention d’un lycée beaucoup plus prestigieux ? Dans l’immédiat, elle dit : « Je voudrais pouvoir m’exprimer avec plus de liberté dans mon métier. J’ai du mal à sortir de certaines bornes. Je ressens aussi une certaine usure. Ce n’est pas que je m’ennuie, mes journées sont très chargées et bien occupées à gérer les urgences et les imprévus du quotidien. » Au programme de ce coaching, nous décidons d’un commun accord de lui faire explorer de façon la plus concrète possible toutes les pistes, même les plus inattendues, aussi bien dans son établissement qu’en dehors 

Le témoignage de Mona      

« L’accompagnement apporté par M. Zarka m’a indéniablement aidée à obtenir le concours, d’autant plus que je n’ai suivi aucune préparation. J’ai profité de ses conseils pour me préparer à l’oral. Nous avons travaillé le contenu de l’exposé, ma posture et surtout il m’a permis de réfléchir à des thématiques importantes, permettant ainsi de me projeter dans le rôle de chef d’établissement. Grace à ce suivi, j’ai mieux compris les attendus du concours, j’ai été guidée et il a su répondre à mes interrogations voire à mes inquiétudes D’un point vue personnel, je suis plus confiante à affronter ma nouvelle fonction, car je perçois davantage ses enjeux. »

Le témoignage d’Ernest      

« Sur les conseils d’un ami, j’ai consulté M. Zarka pour préparer la soutenance de ma thèse de Doctorat, et en particulier le discours liminaire que je devais y faire. Épuisé par la fin de la rédaction de ma thèse, très angoissé, je manquais de lucidité. La séance de coaching m’a permis de mieux cerner les enjeux intellectuels de l’exercice, et de me rendre compte que la conception que j’en avais n’était pas la bonne. À la suite de cette séance, j’ai intégralement récrit mon discours liminaire. Enfin, j’ai abordé la soutenance de ma thèse avec plus de sérénité, fort de ce que j’avais compris sur l’échange intellectuel auquel elle allait donner lieu. »

ACCOMPAGNEMENT DE COLLECTIFS 

Au collège du Plateau

Les devoirs à la maison, un moyen de construire un authentique partenariat école-familles 

Dans ce petit établissement assez tranquille de la région parisienne, les enseignants se désolent, comme ailleurs, que de plus en plus d’élèves ne font pas, ou bien « bâclent » le travail donné à faire à la maison. Si l’on y a organisé un dispositif interne d’aide aux devoirs, celui-ci ne peut concerner tous les élèves, et l’insatisfaction demeure. Certains s’interrogent sur l’utilité de ces devoirs prescrits, on souligne les inégalités entre élèves du fait du contexte familial, tous ont envie que les élèves trouvent – retrouvent – de l’intérêt et de la motivation pour étudier au-delà des cours. 

L’accompagnement d’un groupe de professionnels de ce collège a commencé. L’animateur ne dispose pas d’une solution toute prête. Il va falloir partager les pratiques, en tester de nouvelles pour en faire l’analyse. Sans omettre de renforcer le dialogue avec les deux autres parties prenantes que sont les élèves et les parents. Un chantier de longue haleine à suivre avec intérêt. 

Au collège des Bords de Seine

Une journée entière dans la même classe, et après ? 

Début septembre, le principal du collège téléphone à l’inspecteur chargé des établissements et de la vie scolaire : « Je voudrais parler pédagogie, quand pouvez-vous venir ? ». Le rendez-vous est pris très vite. Après un large tour d’horizon, l’idée d’accompagnement émerge, sans qu’aucune vision précise ne se dégage. Une équipe est constituée, qui sera composée de deux inspecteurs et de la directrice du CIO (centre d’information et d’orientation). Pour faire quoi ? Le projet est encore flou et on commence par assister à l’intégralité d’une journée d’une classe de 6ème et d’une classe de 3ème. Par la suite l’équipe des observateurs aura rencontré les élèves de ces classes et plus tard assisté à leurs conseils de classe. La rencontre avec le Conseil pédagogique se déroule fort civilement et une piste semble émerger : travailler la question de la coopération entre élèves. Pourtant, cet accompagnement n’aura pas lieu, le collège ayant traversé une période de turbulence qui n’était pas propice. Or la « graine » semée ne demande qu’à germer. Très probablement un accompagnement conduit plus tard en dehors de l’institution pourrait lui être profitable